Au printemps 2010, c'est à l'école Hébert, dans
le quartier Saint-François, à Laval, que j'ai fait mon stage au
préscolaire.
Comme plusieurs étudiants de ma cohorte, l’idée
du stage au préscolaire me faisait extrêmement peur. Mes craintes étaient
attribuées non pas à mes compétences de future enseignante, car je savais que
je possédais les aptitudes pour enseigner, mais plutôt au monde du préscolaire
en lui-même... Un monde qui m’était complètement inconnu. Certes, j’avais déjà
eu l’occasion de faire de la suppléance dans une classe de préscolaire.
Toutefois, cette expérience n’avait pas eu pour moi beaucoup de signification,
sinon celle d’accroître un peu plus mes inquiétudes. Autant se le dire, le
préscolaire et le primaire sont très différents. Les journées, les routines,
les activités, le rapport avec les enfants et les interventions, tout
diffère. En commençant mon deuxième stage, j’ai donc eu l’impression que
j’allais mettre les pieds dans une contrée inexplorée et parsemée de pièges. Ma
peur était-elle fondée ? Aucunement ! Sitôt mon stage débuté, j'ai laissé mes
craintes de côté et j'ai preuve d'ouverture. Le plus difficile a été de me
mettre au niveau des enfants. Au préscolaire, il est essentiel d’aimer bouger,
d’être actif, d’être enjoué, de faire place à l’imagination. Autrement, les
journées sont longues et les enfants finissent par sentir que vous ne vous
sentez pas à votre place. Malgré mon inexpérience au préscolaire, les élèves se
sont rapidement identifiés à moi. Dès la première journée, mon enseignante
associée m'a fait suffisamment confiance pour me laisser le groupe.
Mon stage 2 s'est bien déroulé. C'est du moins la
conclusion que j'en fait. Tout n'est pas parfait. Ma relation avec mon
enseignante associée, par exemple, n'était pas aussi signifiante qu'avec mon
enseignante associée de stage 1, mais elle m'a tout de même permis d'apprendre
beaucoup de ce qu'elle était. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle aussi
m'a transmis sa passion. Sans dire que je souhaite absolument devenir
enseignante au préscolaire, disons simplement que je n’y refuserais pas un
poste.
Je vous partage ici quelques citations de mon
bilan de stage, qui en disent long sur mon sentiment face à mon stage, mais
aussi sur le préscolaire
« J’aime les enfants et ceux-ci sont
souvent portés à venir vers moi. Malgré le côté maternel que je dégage, il
m’est difficile d’établir des contacts physiques en raison de plusieurs
facteurs liés à mon enfance. Mon stage 2 m’a donc permis d’avoir une plus grande
ouverture affective et physique face aux
enfants. Les câlins de mes élèves de stage, c’est
probablement ce qui me manquera le plus ! »
« Malgré les embuches ou les
difficultés, ce
n’est pas sans regrets ni nostalgie que je termine mon 2e stage.
Ce que je n’oublierai jamais ? Tous mes apprentissages, il en va de soi, mais
d’abord et avant mes élèves, leurs sourires, leurs bras autour de moi, leurs
petites réussites, leurs grandes victoires et leurs petits messages d’amour au
quotidien. Ils
me manqueront terriblement ! »


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