Compétence 5 : Évaluer la progression des
apprentissages et le degré d'acquisition des compétences des élèves pour les
contenus à faire apprendre.
L’évaluation est une
portion importante de l’enseignement, car c’est grâce à elle que l’enseignant(e)
est en mesure de voir où en sont rendus les élèves dans l’acquisition de leurs
apprentissages. L’évaluation permet donc à l’enseignant(e) de se réajuster. En effet,
si la majorité de ses élèves ont échoué dans un exercice, cela signifie peut-être
qu’il est temps qu’elle se pose des questions. Est-elle trop sévère dans sa
correction ? A-t-elle bien expliqué sa matière ?
J’ignore pour vous,
mais en tant que stagiaire, mon stage III me fait beaucoup réfléchir sur l’évaluation
et sur la manière de le faire. Comme certains de mes collègues universitaires,
j’ai été surprise de savoir qu’un échec à la compétence 5, alors que nous n’avons
suivi aucun cours sur le sujet, pouvait nous prévaloir d’un avertissement. Finalement,
je me rends compte que ce n’est pas une si mauvaise chose. Même si c’est
laborieux, voire même déstabilisant, j’ai l’impression de faire plus d’apprentissages
en étant sur le terrain que si j’étais dans un cours.
En cette moitié de
stage III, j’ai la chance d’avoir une enseignante associée qui m’a plongé très
rapidement dans l’évaluation. Dès la première semaine, elle m’a fait corriger
plusieurs contrôles selon un barème qu’elle m’a expliqué. Lorsqu’il s’agit de
corriger un contrôle de verbes ou de transformations de mesure, c’est
relativement simple, parce que les réponses doivent être exactes. Mais là où ça
devient plus difficile, c’est lorsque l’on tombe dans les exercices d’Éthique
et culture religieuse… là où les réponses sont personnelles. Comment évaluer
des réponses personnelles et en fonction de quoi ? Les guides du maître ne sont
pas toujours clairs sur la question. On nous dit alors qu’il faut évaluer les
élèves selon notre bon jugement et notre logique. Pour une réponse très
complète, on accorde tant de points, tant de points pour une réponse un peu
moins complète et ainsi de suite. En corrigeant ce genre d’exercice, je me
demande toujours « Suis-je trop sévère ? Qu’est-ce que je laisse
passer et qu’est-ce que je n’autorise pas ? » Une vraie galère ! Ce que je
retiens cependant, c’est que lorsqu’on corrige, il faut se rappeler l’intention
de l’exercice. Ainsi, si on corrige un exercice où les enfants doivent identifier
tous les sujets d’un texte pour ensuite les retranscrire, il faut seulement s’attarder
aux sujets. Autrement dit, on ne peut pénaliser un enfant qui n’a pas pensé
retranscrire le sujet avec sa lettre majuscule. Ce n’est pas le but de l’exercice.
Outre la correction d’exercices,
j’ai aussi pu mettre ma couleur et proposer aux élèves, durant l’une des activités
de mon projet, une grille d’autoévaluation. J’affectionne particulièrement ce
genre d’outils, puisque ça permet aux élèves de s’impliquer dans le processus d’évaluation.
Dans quelques jours, pour
finir, je vivrai une nouvelle étape, soit celle des bulletins et de la
correction d’une situation d’écriture. Je vous en redonne des nouvelles !



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