Bienvenue !

Bienvenue sur mon portefolio professionnel. Mon nom est Julie Descôteaux et je suis étudiante de bac 4 en enseignement primaire. Ma formation se terminera sous peu.

Je chante et je fais du théâtre depuis que j'ai 11 ans. Ma métaphore est donc à l'image de ma passion.

Ce blogue est mon tout premier. Ainsi, tel une pièce de théâtre en pleine genèse, il ne fera que s'améliorer avec le temps. Au cours de ma pratique et de ma formation continue, mon portefolio fourmillera d'informations et de liens tous aussi intéressants les uns que les autres !

Bonne lecture !

samedi 20 novembre 2010

Ce que j'ai appris de l'évaluation



Compétence 5 : Évaluer la progression des apprentissages et le degré d'acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre.


L’évaluation est une portion importante de l’enseignement, car c’est grâce à elle que l’enseignant(e) est en mesure de voir où en sont rendus les élèves dans l’acquisition de leurs apprentissages. L’évaluation permet donc  à l’enseignant(e) de se réajuster. En effet, si la majorité de ses élèves ont échoué dans un exercice, cela signifie peut-être qu’il est temps qu’elle se pose des questions. Est-elle trop sévère dans sa correction ? A-t-elle bien expliqué sa matière ?
J’ignore pour vous, mais en tant que stagiaire, mon stage III me fait beaucoup réfléchir sur l’évaluation et sur la manière de le faire. Comme certains de mes collègues universitaires, j’ai été surprise de savoir qu’un échec à la compétence 5, alors que nous n’avons suivi aucun cours sur le sujet, pouvait nous prévaloir d’un avertissement. Finalement, je me rends compte que ce n’est pas une si mauvaise chose. Même si c’est laborieux, voire même déstabilisant, j’ai l’impression de faire plus d’apprentissages en étant sur le terrain que si j’étais dans un cours.
En cette moitié de stage III, j’ai la chance d’avoir une enseignante associée qui m’a plongé très rapidement dans l’évaluation. Dès la première semaine, elle m’a fait corriger plusieurs contrôles selon un barème qu’elle m’a expliqué. Lorsqu’il s’agit de corriger un contrôle de verbes ou de transformations de mesure, c’est relativement simple, parce que les réponses doivent être exactes. Mais là où ça devient plus difficile, c’est lorsque l’on tombe dans les exercices d’Éthique et culture religieuse… là où les réponses sont personnelles. Comment évaluer des réponses personnelles et en fonction de quoi ? Les guides du maître ne sont pas toujours clairs sur la question. On nous dit alors qu’il faut évaluer les élèves selon notre bon jugement et notre logique. Pour une réponse très complète, on accorde tant de points, tant de points pour une réponse un peu moins complète et ainsi de suite. En corrigeant ce genre d’exercice, je me demande toujours « Suis-je trop sévère ? Qu’est-ce que je laisse passer et qu’est-ce que je n’autorise pas ? » Une vraie galère ! Ce que je retiens cependant, c’est que lorsqu’on corrige, il faut se rappeler l’intention de l’exercice. Ainsi, si on corrige un exercice où les enfants doivent identifier tous les sujets d’un texte pour ensuite les retranscrire, il faut seulement s’attarder aux sujets. Autrement dit, on ne peut pénaliser un enfant qui n’a pas pensé retranscrire le sujet avec sa lettre majuscule. Ce n’est pas le but de l’exercice.
Outre la correction d’exercices, j’ai aussi pu mettre ma couleur et proposer aux élèves, durant l’une des activités de mon projet, une grille d’autoévaluation. J’affectionne particulièrement ce genre d’outils, puisque ça permet aux élèves de s’impliquer dans le processus d’évaluation.
Dans quelques jours, pour finir, je vivrai une nouvelle étape, soit celle des bulletins et de la correction d’une situation d’écriture. Je vous en redonne des nouvelles !

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