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Bienvenue sur mon portefolio professionnel. Mon nom est Julie Descôteaux et je suis étudiante de bac 4 en enseignement primaire. Ma formation se terminera sous peu.

Je chante et je fais du théâtre depuis que j'ai 11 ans. Ma métaphore est donc à l'image de ma passion.

Ce blogue est mon tout premier. Ainsi, tel une pièce de théâtre en pleine genèse, il ne fera que s'améliorer avec le temps. Au cours de ma pratique et de ma formation continue, mon portefolio fourmillera d'informations et de liens tous aussi intéressants les uns que les autres !

Bonne lecture !

samedi 20 novembre 2010

S'adapter à la pluriethnicité



Compétence 13 : S'approprier la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l'école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l'éducation interculturelle.
Dans la région de Laval, et dans certains quartiers plus que d’autres, la pluriethnicité est bien présente dans les classes du primaire. Elle l'est tellement, que la ville de Laval a créer un guide fait expressément à l'intention des parents immigrants, afin de les aider dans le cheminement scolaire de leurs enfants. 
Les enfants québécois sont habitués depuis qu’ils sont tout-petits de côtoyer des enfants d’autres origines qu’eux. De ce fait, je n’ai été témoin d’aucune discrimination raciale, ce qui était loin d’être le cas lorsque j’étais moi-même élève au primaire. Dans les classes, cette diversité culturelle rend les échanges très intéressants entre les enfants, surtout à l’approche des fêtes, où l’on peut comparer les us et coutumes des autres pays. C’est d’ailleurs quelque chose que j’aimerais faire durant mon stage.
L’école où je fais mon stage III est issue d’un milieu aisé (quartier Champfleury) où la pluriethnicité est beaucoup moins présente qu’ailleurs dans Laval, par exemple le quartier Chomedey. Dans ma classe, nous n’avons que 3 ou 4 élèves sur 22 dont la culture est différente et surtout dont la langue maternelle n’est pas le français. J’ai longuement observé ces élèves et j’en suis venue à la conclusion à suivante : la plupart d’eux réussissent très bien, mais chez d’autres, il y a des lacunes importantes, surtout au niveau du vocabulaire. J’ajoute aussi que selon les cultures, l’école n’a pas toujours la même importance. Ainsi, certains parents collaborent moins.
J’ignore si c’est parce que j’ai été éducatrice spécialisée, mais ces enfants me préoccupent beaucoup, voire même autant que les élèves EHDAA. Au début de mon stage, les élèves de ma classe avaient un travail de vocabulaire à faire. Le but de l’exercice était de trouver des mots commençant par H dans le dictionnaire, avec pour seul indice une image. Cette tâche, qui est déjà complexe pour des enfants québécois, me semblait l’être encore plus pour des enfants dont le français n’est pas la langue maternelle. Voyant que ces élèves ne réussissaient pas la tâche et qu’ils revenaient sans cesse à mon bureau sans être capables de mettre des mots sur les images, j’ai compris qu’il me fallait trouver une autre stratégie pour ces élèves et surtout faire en sorte que la tâche soit plus réaliste pour eux. Du coup, ces élèves ont été capables de terminer leur tâche.
Pour moi, la pluriethnicité implique donc qu’au même titre qu’avec les élèves EHDAA, les enseignants et les enseignantes de la CSL (et de partout au Québec) doivent ajuster leur pédagogie. C’est inévitable. Qu’on se le tienne pour dit. Un enfant dont la langue principale à la maison n’est pas le français n’apprendra pas au même rythme qu’un autre enfant baignant dans le français depuis sa naissance. Il est essentiel d’en tenir compte.

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