Compétence 11 : S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.
Tout au long de mes stages précédents, et même
après, j'ai été amené à beaucoup réfléchir sur ma pratique. Ces réflexions
furent nécessaires, tantôt difficiles, tantôt très faciles. Parfois, j'avais
l'impression que ça ne servait à rien, alors qu'à d'autres moments, j'en avais
bien besoin. Ce qui est sur, c'est que sans ces réflexions, je n'aurais
sûrement pas cheminé autant que depuis les trois dernières années.
Avec les années, mes réflexions se sont approfondies.
Je me rappelle qu'avant mon premier stage, mes préoccupations étaient très
centrées sur ma confiance personnelle. Durant ce stage, mes réflexions étaient
très longues. Il faut dire aussi que j'avais plus de temps à y accorder, mes
responsabilités étant moins grandes. Puisqu'il s'agissait du premier stage,
tout ce que j'entreprenais me paraissait extraordinaire et matière à figurer
dans mon journal de bord. J'écrivais donc beaucoup et tout ce que je pensais.
Mon journal de bord ressemblait davantage à un journal intime. Lors du second
stage, j'ai commencé à trouver mes réflexions plus difficiles à venir. Elles
étaient moins nombreuses, mais beaucoup plus approfondies. Pour m'aider,
j'observais beaucoup mes élèves et je prenais de petites notes autant que
possible.Mon troisième stage a été difficile et je l'avoue avec regret. Ma
capacité de réflexion n'était pas la même qu'à mes débuts. Encore une fois,
j'avais de la difficulté à trouver quoi écrire dans mon journal de bord. Je
dirais même que je ne me questionnais pas assez. Ce qui a fait la différence
entre le premier et le troisième stage fut sans aucun doute le temps. En stage
3, la charge de travail n'est pas la même. J'arrivais chez moi très fatiguée,
vidée de mon énergie, si bien que je n'arrivais pas à produire de réflexions
écrites pertinentes. Je le faisais parce qu'il fallait le faire.
« Pour
cheminer dans sa profession, Julie devra démontrer une bonne connaissance
d'elle-même. Ainsi, il serait primordial de faire le point sur ses acquis
antérieurs (introspection). Elle doit être capable de faire une bonne analyse
de ses forces et de ses faiblesses et par la suite, proposer des pistes
d'amélioration. »
À la
lumière du dernier commentaire, je suis consciente qu'un changement devra
s'effectuer. Sachant maintenant ce qui a rendu mon stage 3 difficile (J'ai
appris après mon stage que je souffrais de la maladie de Crohn.), il me faudra
être mieux à l'écoute de mon corps pour être mieux à l'écoute de ma tête. J'ai
appris, un peu trop tard en ce qui a trait à mon troisième stage, que l'un ne
va pas sans l'autre.
Quels moyens, démarche ou outils m’aident ou m’ont
aidé à développer ma capacité d’analyse et de réflexion ?
À défaut
d'écrire beaucoup, lors deux derniers stages, je me réfléchissais énormément. J'avais une grande capacité à faire des retours oraux sur mes interventions. En ce
sens, les discussions que j'ai eu avec mes enseignantes associées, à la suite
de leurs rétroactions, m'ont beaucoup aidé à développer mon sens de l'analyse
et de la réflexion. Il me reste encore un bon bout de chemin à faire, mais je
crois pouvoir y arriver.
En quoi
et comment la classe peut-être constituer un « terrain de recherche » favorable
à l’amélioration des pratiques ?
Entrer
dans une classe pour la première fois ou rencontrer de nouveaux élèves en début
d'année scolaire, c'est comme mettre les pieds dans un monde inconnu ou partir
à l'aventure. On ne sait pas ce qui nous attend, ni ce qui arrivera. C'est un
peu comme ça que je me suis sentie avant de commencer mon premier stage et ce
fut même ainsi avant mes deux autres stages. J'ai appris, en tant que
stagiaire, qu'il était important d'expérimenter. Une enseignante associée m'a
même dit qu'il me fallait le faire pendant qu'il était encore temps et que
l'avantage d'être en stage, c'est que rien n'était irréparable. Au début, j'ai
trouvé cette réflexion un peu bizarre. Puis, je me suis dit que ce n'était pas
bête comme idée. Quand on est en stage, on cherche à trouver son identité en
tant qu'enseignant. Sans expérimentation et sans "cassage de gueule"
(pardonnez-moi l'expression), il est impossible d'arriver à "se
trouver" et de réajuster. Avec le stage 4 qui s'en vient, les propos de
cette enseignante associée ont de plus en plus de sens et je regrette ne pas
avoir pu sortir des sentiers battus autant que j'aurais pu le faire. Il n'est
pas dit que je ne le fasse pas lors de mon stage 4 ou durant des suppléances,
mais cela implique est bonne connaissance du groupe, de ses forces et de ses
faiblesses. On ne se lance pas à l'aventure sans préparation !



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